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Les coutumes en Wallonie


Les Wallons sont festifs. Situés dans la diagonale de la bière Munich-Dublin, nous sommes disciples de Gambrinus. Nous sommes également amateurs de vin et disciples de Bacchus. Le "Chant des Wallons" qui fait l'apologie de nos fêtes est disponible dans la rubrique bibliothèque, ainsi qu'en cliquant sur la note de musique. Chez nous, quand on part en "guindaille" c'est pas pour faire semblant !

Les guindailles

Une guidaille est une fête estudiantine où la bière coule à flot. Elles sont organisées par les cercles et les régionales. Un cercle une association d'étudiants au sein d'une université. Contrairement aux bêtes confréries américaines, les cercles sont définis par la branche de l'étudiant. A Louvain-La-Neuve ( LLN pour les intimes ), les cercles les plus connus sont le Cercle Industriel ( ingénieurs ), le CESEC ( sciences économiques ), la Maison des Sciences, le Cercle Agro, etc. A côté des cercles se trouvent les régionales qui rassemblent des étudiants d'une même zone géographique. Les plus importantes régionales de LLN sont la Lux ( Luxembourg ), la Carolo, la Montoise, la Namuroise, etc...

Contrairement à la France où le bizutage est interdit, nos "baptêmes" sont tout à fait autorisés. Tout commence par les bleusailles où le sale bleu doit subir divrse épreuves préparatoires. Les plus répandues sont l'à fond et le "geule en terre". Un a fond consister à boire une bière d'une seule traite. Il existe des à fond spéciaux : poirier, paille, vissé... Durant les bleusailles, le bleu doivent obéir à son parrain. Ce dernier a acheté son bleu contre un certain nombre d'à fond. certains bleus particulièrement sympas peuvent être acheté 20 ou 30 à fond. Lors du baptême, les épreuves sont plus difficiles. Une fois les obstacles franchis, le bleu devient Poil et la bleuette devient Plume. Ils peuvent alors arborer un magnifique tablier de guidaille décoré par leurs copains. Je signale au passage qu'un tablier d'un guidaille ne doit JAMAIS être lavé. Au bout de cinq ans d'études, vous imaginez le résultat

Un étudiant qui n'est pas baptisé devient un fossile. Votre serviteur, par exemple, est un fossile de la plus belle espèce !

Il arrive que des guindailles soient organisées hors des cercles d'étudiants. Mais ces guindailles là n'ont jamais l'ampleur des vraies.

Je ne peux pas évoquer la guindaille sans parler des pennes et calottes. Dans les universités et hautes écoles non-catholiques, le baptême donne droit au port de la penne. Il s'agit d'une sorte de casquette à longue visière, généralement garnie d'ustensiles et d'accessoires de toutes sortes. Les universités et hautes écoles catholiques, par contre, se distinguent par le port de la calotte. Une calotte se mérite après une corona, sorte de rituel d'initiation assez arrosé et non après le baptême. Le baptême, d'ailleurs, n'est pas requis pour "passer sa calotte", ce sont deux choses distinctes. ce couvre-chef ce caracérise par une abondance de symbole permettant de retracer le parcours estudiantin et le caractère de son heureux possesseurs. Vous trouverez plus de détails sur ce site

Les Fêtes de Wallonie

La Wallonie est le seul pays au monde où la fête nationale dure une semaine ! les Fêtes de Wallonie ont lieu à Namur le dernier WE de septembre et s'étendent sur les jours qui précède et suivent ce WE. Elles sont aussi organisées dans d'autres villes, mais c'est à Namur que l'ambiance est la plus forte. Les Namurois sont réputés être froids et sérieux. Mais pendant des Fêtes, ils se lâchent ! Vu que la date coincide avec mon anniversaire, j'ai toujours un bon prétexte pour.. enfin vous voyez...

Tout le centre ville est en émoi. Il y a bien sur les discours officiels du Président et des ministres, les visites protocolaires et le feu d'artifice, mais il s'agit surtout d'une fête populaire. Il y a des échoppes de commercants comme pour une foire. Il y a aussi des ejux pur les enfants. On rejoue au jeu de quille traditionnel et on fait la Route du Peket.

Le Peket ! C'est un alcool de genièvre tirant entre 25 et 50 % selon les marques. Il se boit nature ou agrémenté d'arômes divers ( fraise, bananes, melon, citron, orties, coco, ... ) De nombreux stands à peket sont placés dans les rues. On en trouve en moyenne un tous les 20 mètres. Le puriste, le vrai, boit un peket à tous les stands qu'il croise. La route du peket est un parcours dans les rue de Namur. La borne zéro de cette route est située sur la Place Marché aux Légumes.















Et voici votre serviteur en pleine action. Notez au passage le verre perso aux couleurs wallonnes !
Maisse Arsouye


Mais on boit de la bière aussi. Il y en a pour tous les goûts. La Kwak est un bière brune qui se boit dans un verre spécial. Un ballon est surmonté d'un long tuyau et le tout est couronné d'un calice. Le buveur imprudent veut aller trop vite et le ballon se vide d'un coup dans le tuyau :)

L'ambiance des Fêtes est très bon enfant et les familles sont toujours très nombreuses. La nuit venue, on continue entre jeunes et moins jeunes jusqu'au lendemain. Si le temps des fêtes dure une semaine, la grosse ambiance dure du vendredi midi au lundi soir non-stop.

C'est également lors des Fêtes de Wallonie que se déroule L'Echasse D'or. Cette tradition mérite bien un chapitre !



Les Echasseurs Namurois

Les échasseurs font partie du patrimoine namurois. La société des Echasseurs Namurois perpétue la tradition. Cette société voyage beaucoup afin de faire connaître le combat d'échasses. Car à Namur, les échasses sont un sport viril ! Deux équipes, les Melans et les Avresses s'affrontent sur la place publique. Le but est simple : faire tomber l'adversaire et être le dernier debout.

Lors des Fêtes de Wallonie, l'Echasse d'Or est le sommet de la saisons pour tous les échasseurs. C'est sur la place Saint-Aubain, sous le regard de milliers de spectateurs et en présence de la Moncrabeau que se déroule le combat le plus important de l'année. Le l'échasseur qui reste dernier debout reçoit l'Echasse d'Or !

Cette image est protégée par un copyright. Merci aux Echasseurs Namurois pour leur aimable autorisation



Le Carnaval

Carnaval, Soumonces, Cavalcade, les fêtes de printemps sont une tradition chez nous. tous le monde connait les Gilles de Binches, mais savez-vous qu'il commencent leur journée par du champagne et des huytres à 6h du matin.

Il y a des carnavals dans toute la Wallonie, mais le Hainaut et la région de Stavelot sont les plus denses. Dans la région de Namur, la tradition est de bruler le bonhomme hiver sur un bucher le plus grand possible. ce sont les "Grands feux" Certains de ces Grands Feux dépassent les dix mètres.

Certains carnavals font appel aux géants. Ce sont d'énormes répliques de bois et de tissus portés par une demi-douzaine de gailalrds costauds. Ils défilent dans la ville au son des grosses caisses et des cuvires.



Les marches folkloriques
Voilà une tradition sympathique à bien des égards, typique d'une région comprise entre Malonne, Onhaye, Virelles, Thuin, Châtelineau. Mais je laisse parler un spécialiste, Monsieur Bernard Thibaut :

L’origine des Marches est à chercher dans les processions du Moyen-âge et des Temps-Modernes qui furent le plus souvent mises sur pied pour rendre grâce à un saint qui aurait accompli un miracle pour la communauté villageoise (Sainte Rolende à Gerpinnes, Saint Roch à Ham-sur-Heure, Notre-Dame à Walcourt, …).

En raison de l'insécurité ambiante de l'époque de nombreux villages se dotèrent d’une milice constituée par des hommes de la localité prêts à défendre le village en cas de problème. Afin de les remercier de leurs services, ces milices étaient invitées à prendre part aux processions annuelles où elles pouvaient parader. Les premières compagnies d’archers et d’arbalétrier furent ensuite remplacées par des compagnies de couleuvriniers (premières armes à feu) ou par des hommes portant des mousquets. En 1794, alors que nos régions étaient sous domination autrichienne, les marches furent interdites. Il faudra attendre 1802, alors que nous sommes sous domination française, pour que Napoléon on signe un concordat avec le Pape Pie VII pour que les processions puissent à nouveau sortir. Après la défaite de Waterloo en 1815, lorsque nos régions passèrent sous domination hollandaise, les marches furent à nouveau interdites ou tolérées sous certaines conditions.

Après 1830 et l’indépendance de la Belgique, les processions ressortirent à nouveau. Les milices rurales ayant disparu au profit de l'armée régulière, le flambeau fut alors repris par les associations de jeunesse. Ces associations se procurèrent des costumes dans des stocks d’uniformes déclassés afin de pouvoir parader et rendre les honneurs. Ces uniformes étaient principalement des uniformes issus des anciennes armées hollandaises, françaises et des premières armées belges. A l’heure actuelle, ces costumes ont peu changé. On peut considérér que le milieu du XIXème vit le glissement des processions escortées dans le domaine du folklore.

Dans les années 1960, une mode pour le costume du premier empire vit le jour, tentant de reproduire fidèlement des uniformes des anciennes armées impériales de Napoléon. De nombreux villages choisirent alors de changer leurs costumes traditionnels contre les costumes du premier empire, plus chatoyants et considérés comme plus esthétiques par le public. Cette évolution du costume fait quelque peu disparaître le caractère traditionnel des uniformes dits du second empire et modifie visuellement l'aspect des Marches. Cette modification entraîne l'incompréhension du public non initié qui rapidement y voit une évocation impériale alors que le seul objectif des Marches est d'escorter une procession religieuse et d'y rendre les honneurs.

Il est difficile de cerner ce qui motive des hommes à participer chaque année à ces manifestations traditionnelles. Il semble que chaque marcheur est animé par des motivations qui lui sont propres. Certain marchent par tradition familiale, d’autres pour retrouver leurs amis, enfin certains marchent réellement par dévotion ou encore pour l’aspect festif entourant la procession.

Bertrand THIBAUT

Administrateur du Musée des Marches de l'Entre-Sambre-et-Meuse




Les Fêtes traditionnelles

A Mons, les gens doivent pousser le Car d'Or dans la Rue Sainte-Waudru, jusqu'à la Grand Place. Si ils échouent le malheur s'abattra sur la ville ( mais ca n'arrive jamais ) En suite, Saint-Georges à cheval doit tuer le dragon. Le dragon est un monstre de bois coloré avec une longue queue terminée par un plumeau. Il plonge sa queue dans le public et ceux qui arrive à toucher le plumeau connaitront une année faste.

A Liège, le 15 août est l'occasion d'une grande fête dans la République Libre d'Outremeuse. Cette République est située sur une île au coeur de la ville.

A Louvain-La-Neuve, les 24 heures de vélo sont l'occasion d'une grande guindaille où tous les cercles et toutes les régionales sont à la fêtes. Certains courent pour la victoire sportives. Mais les étudiants rivalisent d'imagination pur construire des vélos folkloriques. Représentant des soucoupes volantes, des dragons, des livres ces structures nécessitent parfois six vélo pour les soutenir.

A Gembloux, les étudiant en agronomie organisent les 6 heures de brouettes :)

A Dinant, ce sont des baignoires qui font la course sur la Meuse.