Page d'accueil Historique Journal Contact Traduction



Menu

Accueil
Présentation
Contact
Liens

Le pays
Géographie
Géologie
Climat
Hydrologie
Faune
Flore

La société
Histoire
Peuple
Immigration
Emigration
Habitat
Traditions
Sports et jeux
Langue(s)
Politique
Economie
Science et ingéniérie
Religion
Médias

Les arts
Peinture
Sculpture
Orfèvrerie
Musique
Architecture
Poésie
Litterature
Bande-Dessinée
Cinéma

Tourisme
Informations pratiques
Comment venir ?
Où se loger ?
Que faire, que voir ?
Propositions de séjours

Le wallon
Langue et dialectes
Ecriture
Prononciation
Grammaire
Articles
Conjugaison
Vocabulaire

Bonus
Horoscope wallon
Quizz "Wallonie"
Quel Wallon êtes-vous ?
Fonds d'écran

< La langue wallonne et les dialectes wallons


Contrairement aux idées reçues, le wallon n'est pas un patois ni même un dialecte du français. Il s'agit d'une langue à part entière comprenant elle même de nombreux dialectes. En effet, une langue est un language possèdant une grammaire et un vocabulaire propre. Un dialecte est un language, au sein d'une langue, qui possède uniquement des particularismes au niveau du vocabulaire. Le wallon possèdant une grammaire propre différente du français doit être considéré comme une langue. Par contre, les parlers de Namur ou Liège, avec leurs vocabulaires différents, sont bien des dialectes wallons au sein de la langue wallonne.

Les wallon est un enfant du latin, ou plutot de la vulgate gallo-romaine. Il appartient au groupe des langues d'oïl. Le wallon est la plus nordique des langues d'oïl mais également des langues latines, ce fait est très important pour comprendre la langue et la mentalité des wallons. La correspondance lexicale avec le français est élevée et l'intercompréhension reste possible. Le wallon présente également de nombreux traits qui semblent issus directement du latin et certains rappellent l'espagnol et l'italien.



D'un point de vue grammaticale, les traits originaux du wallon par rapport au français sont : le placement fréquent de l'adjectif avant le nom, l'utilisation exclusive de "awè" ( "avoir" ) comme auxilliaire pour les temps composés, la présence de temps dits "surcomposés" à l'image de l'italien actuel, les règles d'emplois du conditionnel diffèrent.

Mais le wallon n'est pas la seule langue régionale de wallonie. Dans l'ancien comté de Hainaut, le dialecte utilisé est le picard, comme dans le hainaut français. La sission politique entre ces deux régions est d'ailleurs récente puisqu'elle date du Traité d'Utrecht en 1713. Une zone de transition existe en outre entre le wallon et le picard. Le dialecte de la zone allant de Charleroi à Chimay est qualifié de wallo-picard. Sur la carte ci-dessous, cette zone se trouve à la limite entre lez zones wallonnes et picardes. dans le sud, deux autres langues d'oïl sont présentes. La Gaume parle un dialecte lorrain. Dans le sud de la procince de Namur, trois petits village parlent champenois. Dans l'est ont trouvent une communauté germanophone disposant d'une large autonomie. La région d'Arlon, quant à elle, compte des locuteurs luxemebourgeois. La frontière nord, enfin, est toujours sujette à discussion avec la Flandre. Il y a quelques minorités flamandes à Comines, Moscron, Enghien et quelques autres villages.


les dialectes wallons et avoisinants

De part son isolement politique vis-à-vis du royaume de France, mais aussi grâce à la tres large autonomie dont disposent nos régions, le wallon se développe en tant que véritable langue. La proximité des langues germaniques établies à ses frontière ( allemand, flamand,...) colorera le wallon de quelques mots et expression particuliers.

Situation actuelle

A la fin du moyen âge, l'influence du français commence à se faire sentir. Les élites utilisent de plus en plus le français, et ce même si le peuple continue d'utiliser sa langue. Après l'indépendance de la Belgique, le wallon est relégué au second plan. Il ne sera pas une langue officielle du jeune état. De ce fait, il sera lentement oblitéré par le français.

Mais tel un palympseste, le peuple garde le souvenir de cette langue qui ne s'est pas éteinte. Les personnes agées de plus de 50 ans le pratiquent encore couramment. Chez les plus jeunes, une certaine tendance à le renaissance s'observe. Cette tendance prend deux formes. La première n'est malheureusement qu'un amalgame entre argot et dialecte. Les jeunes font donc des phrases françaises ponctuées de mots wallons. Les verbes sont conjugués à la française. La seconde est plus heureuse et provient de milieux plus favorisés. Cette pratique de la langue wallonne prend la forme d'une revendication identitaire face à l'impérialisme culturel bruxellois.

D'un manière générale, la littérature et la poésie continuent d'exister. Le théatre wallon est largement répandu et de nombreuses pièces sont écrites chaque année. Malheureusement, la plupart de ces pièces sont des vaudevilles dont l'intérêt créatif reste faible.

L'accent wallon

Précision importantissimantesque : l'accent wallon n'a rien en commun avec le prétendu accent belge. Je honnis des gens comme Brel qui ont fait un tort énorme à mon pays en véhiculant l'idée de l'accent belge.

L'accent que les imitateurs français ( débiles ) utilisent pour raconter des blagues est l'accent de Bruxelles. Aujourdh'ui, cet accent ne se retrouve plus que dans les classes les plus défavorisées. L'accent flamand est assez similiaire, et on peur dire que l'accent bruxellois est une forme d'accent flamand, c'est à dire l'accent d'un non-francophone.

L'accent wallon, par contre, est un accent tout-à-fait francophone, de langue d'oïl. Pour les francophones vivant au sud de la Loire, l'accent wallon est difficilement distinguable de l'accent ch'ti.

Notre accent se caractérise par une prononciation assez relâchée. On est loin de la prononciation "bouche en cul de poule" des parisiens. Nous insistons fortement sur les voyelles en les prolongeant. Il arrive que le "a" ou le "o" deviennent "au". Le "ie" final est très long. Ainsi, dans la bouche d'un wallon, "rouge" devient "rouch", "mort" devient "maur".

Chaque sous-région a son accent propre aisément identifiable par les autres.

Les Carolos ont l'accent le plus prononcé. Les spécimens les plus atteints prononcent le "i" en "è" et font suivre les nasales finales d'un léger "w". Les prénoms issus de feuilletons américains étant légions dans cette zone, vous risquez d'entendre les idiotismes suivants : "Wèndè", "Johnnè" ou "Kévèn". De même, un Carolo prononcera "commenw" ou "maintenanw".

Les Liégois ont une prononciation très spéciale. La dernier syllabe de chaque proposition est très longue. Prononcez la comme un baillement. La phrase commence toujours dans les aigus pour se terminer dans les graves. Eux prononcent le "i" correctment, mais ils ont tendance à prononcer les "è" en "é".

Les Namurois ont une prononciation très lentes. C'est de là que vient leur surnom "lum'çon d'Nameur" ( escargot de Namur ).

Les gens du brabant wallon n'ont presque pas d'accent. Ils parlent comment les gens de la télévision ou de la radio. Cependant, les gens vivant près de la frontière flamande roulent les "r" !

Les gens de Tournais parlent comme les ch'ti. Ils passent inaperçus à Lille où ils vont plus fréquemment qu'à Bruxelles ( moi aussi d'ailleurs ).

Il existe une importante communauté d'origine italienne en Wallonie. On en est actuellement à la troisième génération et la plupart on l'accent de la région où ils vivent. Toutefois, les plus anciens arrivés directement des Pouilels ou de Calabre ont toujours leur accent d'origine. Ayant surtout fréquenté les ouvriers wallons, ils parlent le wallon mieux que le français et avec un délicieux accent italien.